La CFDT dénonce l’accord !

mercredi 30 septembre 2009
par  Bernard Zago
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Le Contexte

En 2006, la Convention Collective Nationale du portage presse a été rédigée, et peu d’entreprise y ont adhéré. La CCN du portage presse n’a pas été étendue et MEDIAPOST n’a pas choisi d’y adhérer, puisque déjà adhérente à la CCN de la distribution directe. Pour ses porteurs de presse elle appliquait l’avenant qui les couvrait (3 juin 2005).

En 2007, une petite partie des salariés de MEDIAPOST distributeurs dédiés au portage de presse, soumis à l’accord du « portage de presse » du 20 décembre 2002 et son avenant du 3 juin 2005, a été transférée sur la société MEDIA PRESSE, sans proposition d’avenant au contrat de travail.

La société MEDIA PRESSE s’est empressée de dénoncer la convention collective de MEDIAPOST, trop avantageuse et trop contraignante. Dès lors sous couvert de la CCN portage presse, MEDIA PRESSE a tout mis en à…“uvre pour négocier l’accord de substitution que nous condamnons aujourd’hui.

En 2008, MEDIA PRESSE négocie donc un accord, sans demande de rattachement à la Convention Collective du portage presse. De plus le ministère du travail interdit l’extension de cette même convention car elle ne respecte pas la hiérarchie des normes et certains articles sont en dessous de ce que préconise le code du travail, notamment en matière de rémunération, de travail de nuit, de congés payésà¢â‚¬Â¦

C’est donc, une convention non applicable à MEDIA PRESSE, et c’est à partir de cette convention que cet accord de substitution à été construit.

Un dialogue social tronqué

En portant cet accord devant les tribunaux la CFDT n’a pas d’autres objectifs que de donner des garanties aux salariés de MEDIA PRESSE.
La direction par son discours, laisserait sous entendre que la CFDT souhaite « casser cette entreprise ». C’est une aberration ! une absurdité !

Depuis la mise en place de cet accord d’entreprise, et à la lecture des articles concernant la classification, la prévoyance, l’intéressementà¢â‚¬Â¦ rien n’est mis en à…“uvre. La direction devait ouvrir des négociations dans les six mois. Nous sommes entrés dans le dernier trimestre et toujours rien ! Que penser de cette inertie ? A cela, il faut ajouter que depuis deux ans il n’y a aucune négociation sur la rémunération (NAO). En revanche ce qui est bien réel, c’est la révision à la baisse des frais kilométriques, des avantages sociaux qui disparaissent par le biais de cet accord. De plus à ce jour nous ne disposons d’aucun moyens de comparaison entre l’ancienne rémunération des porteurs de presse et la nouvelle rémunération issue des ré-étalonnages ???
La CFDT revendique une rémunération basée sur le nombre d’heures effectuées, avec une classification permettant à tous les salariés de MEDIA PRESSE d’avoir une grille de rémunération de référence. Nous en sommes très loin !

En conclusion

A l’issue du jugement, pour lequel nous l’espérons, le TGI invalidera cet accord de substitution, la CFDT demandera de revenir à la convention collective de MEDIAPOST. Il incombera alors à MEDIA PRESSE de renégocier un accord d’entreprise, de revoir tous les éléments de rémunération et avantages sociaux, ou tout simplement de maintenir la convention collective de la distribution par l’avenant portage presse (3 juin 2005) ! A suivreà¢â‚¬Â¦


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