Les salariés obtiennent de nettes avancées

lundi 14 juin 2010
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La gestion hasardeuse de la direction de l’augmentation au mérite sur le site de Roissy a été l’élément déclencheur d’un vent de contestation comme il n’en avait pas connu depuis plus de trois années. Les mauvaises raisons mises en avant par le directeur adjoint et un responsable de production, ainsi que la manière dont l’annonce a été faite aux agents sur leurs postes de travail entre deux colis, sont à inscrire dans l’encyclopédie des dérives managériales.

Suite à cet acte de piraterie, la CFDT avait lancé aux directions nationales, régionales et locales un préavis de grève illimité pour le mercredi 5 mai, à compter de 21 heures. Ce préavis aurait du permettre à la direction d’écouter les demandes et revendications des salariés et d’entamer de véritables négociations. Peine perdue !

La CFDT proposa la grève illimitée aux salariés qu’une très large majorité (90 % des présents soit plus de 140 personnes) approuva. Devant l’ampleur de la mobilisation, la direction accepta enfin d’ouvrir de véritables discussions sur les sujets de fond. Une semaine de négociation difficile avec la direction régionale mais dans laquelle la CFDT a su peser de toutes ses forces. Nous avons défendu les intérêts des collègues et porté leurs revendications.

Ainsi, les salariés ont obtenu

- Le paiement d’une prime exceptionnelle de 300 euros nets pour tous les salariés du site de Roissy, soit presque 300 salariés.
- La distribution à 70 % des salariés (au minimum) de l’augmentation au mérite contre seulement 40 % prévus quelques jours avant. Ainsi plus 210 salariés sur 295 auront bien au minimum, 10 euros d’augmentation au mérite.
- La garantie de toucher 100 % des quatre primes trimestrielles de 2010. Aucun critère ne sera retenu, ni collectif ni individuel. Par définition, les salariés présents à 100 % chaque trimestre auront la certitude de recevoir 235 euros bruts et les absents, la certitude du minimum soit 183 euros bruts (la différence étant le bonus de 30 %).

Depuis de longs mois maintenant, les salariés de Roissy vivent une période particulièrement difficile : réorganisation de l’outil industriel du site, déménagement temporaire (6 mois) dans des locaux inadaptés, conditions de travail en nette détérioration, température polaire dans les locaux entre 0° et à¢â‚¬â€œ 5°, changement d’horaires en perspective dans le cadre du réaménagement de l’établissement, inquiétude sur leurs activités et postes de travail, inquiétude sur le maintien des primes de nuit et de la prime aéroportuaire, sanctions disciplinaires en nette augmentation, pressions etc. Mais aussi et surtout une fatigue et un sentiment d’injustice devant un manque total de considération et de reconnaissance devant les efforts fournis. La direction locale s’est totalement désengagée dans sa gestion sociale, et a sous-estimé le malaise social !

Les salariés ont dità¢â‚¬Â¦ STOP !

L’autre grande victoire est d’avoir démontré que l’union faisait la force. Les salariés, la CFDT et la CGT ensemble, nous avons porté les mêmes revendications. La synergie a parfaitement fonctionné.

Le seul bémol est à mettre sur la conduite de certains représentants syndicaux en mal de reconnaissance. Ces derniers voulant à tout prix récupérer le mouvement dans de basses manà…“uvres de manipulations. Tentatives malhonnêtes à des fins partisanes et électorales devant leur permettre d’asseoir une représentation usurpée, tout cela étant totalement contreproductif pour les salariés.

Le plus important pour les collègues et la CFDT est d’avoir obtenu satisfaction au travers d’une mobilisation intelligente et construite. Que cet événement soit un exemple pour tous les salariés victimes de dérives managériales et d’une politique antisociale. C’est pourquoi la CFDT appelle tous les salariés, incompris, oubliés, révoltés, fatigués, exclus, harcelés, stressés, cassés, usés, déçus, discriminés, manipulés, oppressés, menacés, dégoà »tés, désabusés, désorientés, anciens et nouveaux, tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette politique d’entreprise « moyenâgeuse » indigne d’une entreprise comme Chronopost, à prendre contact avec les élus et mandatés CFDT et à rejoindre une équipe motivée et construite dans une organisation syndicale qui sait agir en contre pouvoir face à une direction récalcitrante !

Nous invitons tous les salariés en quête d’un renouveau social dans notre entreprise et du rééquilibre d’une politique salariale à nouveau reconnaissante et humaine à se rassembler autour de la CFDT.
La CFDT reste fidèle à ses convictions : service, fidélité, loyauté.


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