L’urgence salariale et l’action syndicale

mercredi 8 juin 2011
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Alors que la conjoncture économique semble s’améliorer au premier trimestre 2011, les négociations sur les salaires tournent à vide. Les salariés prennent de plein fouet toute une série d’augmentations de leurs dépenses contraintes (énergie, transport, alimentation, loyers...) et ont de plus en plus de mal à boucler leurs fins de mois. Cette situation est d’autant plus difficile dans nos secteurs des activités postales que les salariés sont modestes. La hausse des prix, encore imprévisible dans ces proportions il y a quelques mois, va provoquer une hausse automatique du smic en juillet. Résultatà¢â‚¬â€° : dans de nombreuses branches, un tassement des grilles est à redouter. Si l’on ajoute le blocage de la valeur du point dans la fonction publique, une majorité de salariés connaissent une perte de pouvoir d’achat qui pèse lourd dans le moral des ménages.

Et ce n’est pas l’annonce fallacieuse du gouvernement du versement d’une prime de 1à¢â‚¬â€°000 euros pour quelques-uns qui va permettre de rééquilibrer le partage de la richesse produite au profit des salariés.
L’exaspération atteint son paroxysme lorsque certains salaires de grands patrons sont publiés avec des augmentations du fixe et du variable qui n’ont rien à voir avec les 2à¢â‚¬â€°% que l’on arrive parfois à arracher. Ces inégalités sont insupportables et pourtant elles ne créent pas (ou pas encore) les conditions d’un sursaut de mobilisation pour peser dans les négociations salariales.

Reconnaissons que les organisations syndicales, dont pourtant les salaires font partie de leurs fondamentaux, n’arrivent plus à convaincre la majorité des salariés que pour avoir plus de façon pérenne il faut accepter de perdre temporairement. Sans doute que le chà´mage de masse, conjugué à cette crise de 2008, le tout accompagné d’un battage médiatique réducteur sur les conséquences de la mondialisation, pèse lourd dans la réflexion de chaque salarié. Ces derniers temps, François Chérèque a été très offensif sur cette question d’urgence du pouvoir d’achat allant jusqu’à demander un coup de pouce sur le smic (au-delà de l’augmentation automatique) pour tenir compte de cette situation très dégradée pour les bas salaires.

Cette difficulté sur les salaires occulte ce que le syndicalisme apporte, et la CFDT en particulier, pour tous les salariés. Ces dernières semaines, nous avons signé quatre accords qui améliorent leur situation, en particulier des plus précaires. Ceux qui ont des petites retraites, les demandeurs d’emploi, les contractuels de la fonction publique, ou encore les jeunes qui galèrent pour trouver un emploi et un logement. Qui en parle ?

Pourtant, même si la situation sociale est très difficile, les salariés auraient tort d’attendre tout d’un hypothétique grand soir électoral. La CFDT ne se résigne pas et démontre que nous pouvons changer les choses au quotidien dans le sens de la justice et de la solidarité.


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