L’enjeu du 18 octobre 2011

mercredi 5 octobre 2011
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Les prochaines élections professionnelles à la Poste (CAP, CCP et Comité technique) vont permettre de déterminer la représentativité des syndicats. Le poids de chaque organisation pour valider un accord social sera établi en fonction du résultat obtenu lors de ces élections aux Comités techniques. Il s’agit donc d’un enjeu majeur pour le futur dialogue social dans l’entreprise.

Or, malgré la panne sociale que nous déplorons aujourd’hui, nous n’acceptons pas d’être cantonnés à un rà´le de spectateur ou d’opposant systématique. L’intensification du travail ainsi que l’absence de perspectives d’avenir et de sécurité dans les parcours professionnels pour tous n’est pas acceptable. C’est pourquoi la CFDT se bat pour obtenir un dialogue social de proximité, au plus près des réalités quotidiennes des personnels, et des accords sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ainsi que sur la santé au travail.

Sur ce point, l’enquête menée par la CFDT est accablante (emploi, réorganisation, santé, harcèlement, pénibilité...). Il est temps de dire « à¢â‚¬â€°Stop, ça suffità¢â‚¬â€° !à¢â‚¬â€° », car cette dérive peut conduire aux mêmes extrémités et aux mêmes dégâts qu’à France Télécom. L’écart se creuse chaque jour un peu plus entre les beaux discours d’en haut sur « à¢â‚¬â€°l’accompagnement humain des changementsà¢â‚¬â€° » et la dure réalité d’en bas qui fait le quotidien des postiers. La Poste doit enfin prendre conscience qu’elle s’est laissé enfermer dans la dictature du court terme (rentabilité, productivité) et qu’elle est allée trop vite, trop loin, trop fort. Certes, le développement est nécessaire. Oui, il faut des moyens pour financer le développement, la modernisation, les investissements. Les postiers le savent et le comprennent. En revanche, ce qu’ils ne comprennent pas c’est le toujours plus de suppressions d’emplois qui pèsent sur leurs conditions et leur charge de travail. Ce qu’ils ne supportent pas c’est toujours plus de pression, et des objectifs sans cesse augmentés. Ce qu’ils contestent c’est le rythme permanent des changements, comme si le changement devenait la règle. Combien de changements d’organisation ou de « à¢â‚¬â€°processà¢â‚¬â€° », comme ils disent, sont insuffisamment pensés, préparés, accompagnés, maîtrisésà¢â‚¬â€° ?

La CFDT refuse de subir. Elle agit, dans l’unité chaque fois que cela est possible, en veillant à ne pas laisser polluer sa démarche purement syndicale par les dérives révolutionnaires de tous poils, dont la DOTC 92 est le théâtre caricatural. Elle propose et elle s’engage. Citons, par exemple, les accords sur le logement des jeunes postiers en àƒÅ½le-de-France, le contrat santé pour les fonctionnaires, dans la continuité de ce que nous avions obtenu pour les agents contractuels. Autant de dispositifs qui vont avoir des effets positifs sur le pouvoir d’achat des salariés. Mais nous sommes conscients des difficultés particulières en àƒÅ½le-de-France, ce qui nous conduit à revendiquer une allocation spécifique de vie chère.

Le rapport de force électoral du 18 octobre sera déterminant pour avancer dans la voie d’une recomposition syndicale et pour construire un dialogue social porteur d’avenir.


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