La CFDT veut occuper tout le champ de la démocratie sociale

vendredi 1er février 2013
par  Francis Magnou
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2013 s’ouvre par l’aboutissement de deux négociations importantes : à la Poste avec un accord-cadre sur la qualité de vie au travail et au niveau interprofessionnel avec l’accord sur la sécurisation de l’emploi. Dans les deux cas, la CFDT prend le risque de la réforme au lieu de s’accrocher à un statu quo confortable mais mortifère.

Cette démarche n’est pas nouvelle mais elle est identitaire : c’est la marque CFDT. Celle d’un réformisme ambitieux qui occupe tout le champ de la démocratie sociale pour négocier des avancées qui améliorent la vie quotidienne des salariés.

Après François Chérèque, Laurent Berger poursuit dans ce sillon ouvert depuis de nombreuses années en profitant au maximum de l’espace laissé aux partenaires sociaux par le gouvernement.

L’accord interprofessionnel du 11 janvier 2013 est très important car il porte sur des pans entiers du marché du travail. Rater cette occasion aurait été dramatique pour la crédibilité des acteurs sociaux qui réclament sans cesse que « le politique » les laisse assumer leurs responsabilités.

Pour autant, il ne s’agit pas d’un accord à tout prix, ni d’un marchandage faisant la part belle aux entreprises. Dans une interview au Monde du 19 janvier 2013, Laurent Berger met les points sur les i. « Je n’ai pas à m’excuser d’apporter du plus aux salariés, ni d’avoir encadré la flexibilité dans les entreprises qui est aujourd’hui sauvage et omniprésente ». Et de poursuivre : « Au minimum l’accord est équilibré mais je trouve qu’il est ambitieux ! Même s’il perturbe certains repères, c’est un compromis structurant à moyen terme ».

La CFDT attend désormais du gouvernement et du parlement qu’ils transcrivent cet accord dans la loi, tout l’accord mais rien que l’accord !
Par sa signature la CFDT engage sa responsabilité d’acteur social faisant face à une situation économique particulièrement dégradée. C’est en ne niant pas la réalité qu’on peut espérer la transformer, d’abord en posant les bases d’un pacte social dont la France a besoin et en traçant la voie d’un nouveau modèle de développement économique, social et environnemental.
C’est exactement la même démarche que la CFDT a mise en oeuvre à la Poste : diagnostic sans complaisance, 33 propositions pour changer les choses en profondeur,
négociation comme méthode.

L’accord cadre que nous avons signé est un passage obligé pour tenter de sortir la Poste de l’ornière sociale où l’a mis son type de gouvernance et de management. Outre des mesures à effet immédiat, il ouvre huit grands chantiers de négociations dès le mois de janvier.
Sur ces deux dossiers comme sur bien d’autres, il nous revient d’être en capacité d’expliquer et de valoriser l’action CFDT. Sans céder à la polémique facile de ceux qui ne s’engagent jamais, nous ne laisserons rien passer car nous pouvons assumer sans crainte notre engagement.

Il est cohérent avec les revendications que nous avons construites ensemble depuis
des années.


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