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Chronopost
lundi 2 décembre 2013
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Résultat de l’Entreprise
Chiffres annoncés par la direction au CE du 24/09/2013

Un chiffre d’affaires (CA) réalisé pour le mois d’aoà »t à 51,2M€ soit au cumul un CA à 448,1M€,

  •  Des coà »ts variables à 35,3M€ soit un taux de marge de 36%,
  •  Un taux de QS à 96,1% identique à la moyenne annuelle,
  •  Un nombre d’expéditions à 5 482 000 objets soit une croissance de + 20,2% depuis le début de l’année,
  •  Un prix moyen de vente à 9,3€ et qui se traduit au cumul par un prix moyen de vente à 9,6€ soit une baisse continuelle de – 11,7% versus 2012,
  •  Un résultat d’exploitation négatif de – 0,9M€ (conforme au prévisionnel). Au cumul le résultat d’exploitation est de 27,2M€ soit une avance de + 2M€ par rapport au budget.

Chiffres annoncés par la direction au CE du 22/10/2013

  • Un chiffre d’affaires (CA) réalisé pour le mois de Septembre à 64,6M€ soit au cumul un CA à 552,7M€,
  •  Des coà »ts variables à 41,2M€ soit un taux de marge de 36,3%,
  •  Un taux de QS à 95,7% portant la moyenne annuelle à 96,1%,
  •  Un nombre d’expéditions à 6 838 000 objets soit une croissance de + 20,9% depuis le début de l’année,
  •  Un prix moyen de vente (PMV) à 9,4€ qui se traduit au cumul par un PMV à 9,5€ soit une baisse continuelle de – 11,5% versus 2012,
  •  Un résultat d’exploitation positif de 4,7M€ (budgété à 3,3M€) Au cumul le résultat d’exploitation est de 31,9M€ soit une avance de + 3,4M€ par rapport au budget. Ces résultats dénotent, en cette période de crise, d’accroissement du chômage et de difficultés de bon nombre d’entreprises d’une bonne santé financière de Chronopost. Ces chiffres peuvent laisser espérer une augmentation de l’Intéressement/Participation versée fin mars 2014 comprise entre 20 à 25% de plus que 2013. Mais l’année n’est pas finie. Pour ceux qui fanfaronnent déjà , la CFDT rappelle que l’année dernière à la même époque nous avions aussi une avance (2,1 millions en octobre 2012). Avance qui, sur les 2 derniers mois, avait fondu comme neige au soleil. Alors, soyons sérieux et attendons le 31/12 pour nous esclaffer.
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    A ce jour la société est, semble t-il, à l’abri d’éventuelles difficultés de trésorerie et donc les salariés ont tout de même au global une certitude d’être à l’abri d’une quelconque restructuration industrielle de grande ampleur. On ne peut que s’en féliciter. Le seul bémol étant la baisse croissante et continuelle du prix moyen de vente par colis. Même si cette baisse est dictée en grande partie par la pression de gros clients qui profitant de la crise, imposent aux transporteurs des baisses tarifaires.
    Les mêmes transporteurs qui pour garder et/ou développer leurs parts de marchés se
    livrent à une concurrence féroce qui elle aussi impose une baisse des prix. Comme déjà affirmé par la CFDT, il faut impérativement garder un équilibre entre l’augmentation des volumes, le prix moyen des ventes et les charges de l’entreprise pour rendre pérenne la situation financière de l’entreprise et donc la garantie du maintien, de l’emploi à Chronopost.
    Mais il manque toujours un véritable pacte social entre les partenaires sociaux de Chronopost et la direction. Certes des accords d’entreprise existent (Handicap, Générationnel, GPEC, Intéressement !.) qui doivent « normalement  » garantir le maintien de l’emploi, l’accompagnement de salariés en difficultés et à¢gés ainsi qu’une bonne répartition des gains financiers. Malheureusement, la direction ou certains responsables ne jouent pas toujours le jeu. Trop nombreux sont les salariés victimes de ces égarements. C’est pourquoi la CFDT insiste pour la création de ce pacte social, seule dynamique pouvant « enfin  » apporter bon nombre de garanties pour rééquilibrer le dialogue social dans l’entreprise. La direction au travers de son DRH, n’a de cesse depuis peu de passer des messages aux partenaires sociaux pour les convaincre de sa volonté d’insuffler un « renouveau  » social et de jeter les nouvelles bases d’une relation de travail positive.
    Véritable volonté de changement ou tout simplement volonté de noyer le poisson pour éviter des tensions sociales en cette période de fin d’année ? Chat échaudé craignant l’eau froide, la CFDT reste à ce jour sur sa faim. Ne voyant rien venir, bien au contraire, la CFDT ne peut être que septique. Charge à la direction ne rapidement prouver le contraire et d’être « enfin  » fidèle à sa parole.

Droits des salariés
Mails et courriels : quandl’employeur s’en mêle !
Les courriels et fichiers « intégrés  » dans le disque dur de l’ordinateur professionnel ne sont pas identifiés comme personnels du seul fait qu’ils émanent initialement de la messagerie électronique privée du salarié. L’employeur peut donc les ouvrir. L’an dernier, la Cour de cassation avait posé le principe selon lequel le disque dur de l’ordinateur mis à disposition par l’employeur pour le travail est « par nature  » professionnel (Cass. Soc.,4 juillet 2012, n°11- 12502). Conséquence de cette jurisprudence : les dossiers ou fichiers qui sont stockés dans ce disque dur doivent être a priori considérés comme professionnels (et sont donc librement consultables par l’employeur), sauf s’ils ont été clairement identifiés comme étant privés ou personnels. Au moment où cette décision a été rendue, cette présomption visait « les dossiers et fichiers créés par le salarié grà¢ce à l’outil informatique mis à disposition par l’employeur pour l’exécution de son travail  ». Aujourd’hui, la Cour conforte cette
analyse à l’égard des « courriels et des fichiers intégrés dans le disque dur  » de l’ordinateur mis à disposition par l’employeur. La présomption du caractère professionnel vise cette fois des documents qui transitent provisoirement sur le disque dur. En l’occurrence, la Cour de cassation a considéré que des courriels échangés entre un salarié et ses collègues à partir de leur adresse électronique personnelle pouvaient légitimement être présumés professionnels dès lors qu’ils étaient « jetés  »
dans la « poubelle  » de l’ordinateur de l’entreprise sans qu’apparaisse aucune mention
de leur caractère confidentiel. L’employeur pouvait donc y avoir accès sans l’assentiment du salarié. Ainsi, peu importe la provenance des fichiers ou des
courriels. Peu importe qu’ils soient stockés de manière temporaire sur l’ordinateur professionnel. Dès lors que ces courriers ou documents ne sont pas visiblement estampillés « personnel  » ou « privé  », l’employeur peut les consulter et, le cas échéant, s’en servir pour sanctionner le salarié. La solution rappelle celle qui a déjà été
retenue s’agissant des fichiers contenus dans la clé USB connectée sur l’ordinateur professionnel (Cass. Soc., 12 févr. 2013, n°11-28649).

REMARQUE : cette jurisprudence doit, une fois encore, inviter les salariés à la plus grande prudence puisqu’en cas de transit, même court, d’un mail personnel sur l’ordinateur professionnel, celui-ci peut être récupéré par l’employeur dès lors qu’aucune mention ne permet de l’identifier comme un fichier personnel. Dans cette affaire, la hiérarchie avait procédé à la copie du disque dur, devant huissier, mais sans en avertir le salarié. Sur la foi de cet « instantané  » décrypté par un expert en informatique, l’intéressé avait été licencié pour manquement à ses obligations contractuelles d’exclusivité et de loyauté à l’égard de son employeur en raison de certains mails échangés avec ses collègues. A bon droit, selon les juges.


Documents joints

FLASH INFO nov.2013
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