Les salariés partagés entre espoir et inquiétude

lundi 2 février 2009
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L’entreprise, donc nous tous, a accompli un véritable exploit. Passer d’un déficit abyssal de - 32 millions d’euros au 1er janvier 2008 à un équilibre des comptes au 31 décembre 2008 et même mieux, puisque le résultat final se situe entre + 1 et + 2,5 millions d’euros soit un effort de redressement de + 33 millions.

A quel prix !!!

Augmentations minimalistes des salaires en 2008 (1,5 %), pas de rétroactivité au 1er janvier, plus d’augmentation au mérite, pas de participation, pas d’intéressement, remise en cause des JRTT, aggravation empirique des conditions de travail, licenciements de + 140 salariés pour causes diverses, multiplicité des convocations à entretien à sanction, perte de motivations, etc.

Sous couvert de la situation dramatique de Chronopost, nos dirigeants tentaient de légitimité des mesures drastiques en terme de modérations salariales pour 2008. Devant le refus syndical, la Direction imposa sa vision minimaliste. Le montant total des augmentations 2008 représentait à quelque chose prêt 1 million d’euros. Reprenant les mots du DRH, impossible pour la société de donner plus. Soit !

Alors, comment expliquer qu’entre le 1er juin 2008 et fin octobre 2008, la masse salariale de l’entreprise ait augmenté de +6,5 % ce qui équivaut à approximativement 5,5 Millions d’euros ?!? (Chiffres issus de la présentation du bilan social 2008 présenté par l’entreprise au CE d’octobre 2008)
Cette somme d’argent n’ayant pas atterri dans la poche des salariés présents au moment des Négociations Salariales 2008, où est-elle passée ?

Deux réponses s’imposent !

- Le financement des licenciements et de certains départs ;
- L’embauche de certains nouveaux collaborateurs en lieu et place de ceux licenciés, embauches effectuées à des salaires réévalués, supérieurs à ceux prévus à Chronopost : 5,5 Millions d’Euros !!! Sacrée somme, non ???

A partager entre l’ensemble des salariés de l’entreprise, cela équivaudrait à une très bonne augmentation générale et individuelle de l’ordre de 7,5 % soit 5 fois 1,5 % ! Vision certes simpliste, mais si réelle.

Forte de ces informations, la CFDT propose :

- Augmentation générale de + 6,5 % ;
- Augmentation générale pour l’ensemble des salariés sauf pour la population des « cadres dirigeants » ;
- Rétroactivité au 1er janvier 2009 ;
- Réinstauration d’une augmentation au mérite avec 2 barèmes :
· Limitation du versement du mérite pour chaque salarié à pas plus de 2 ou 3 fois le montant,
· Engagement clair de l’utilisation totale de l’enveloppe allouée dans chaque service, agence ou site ;

Conséquence : Plus de salariés concernés par le mérite.
Pour rappel, seul 1 salarié sur 3 bénéficiait jusqu’alors de cette augmentation au mérite qui était attribuée,
souvent, « à la tête du client ».

- Augmentation de l’ensemble des minima de 70 euros ;
- Augmentation de +10 % de l’ensemble des primes en cours à Chronopost (prime matinale, prime de transport, prime de repas, prime d’astreinte, etc.à¢â‚¬Â¦Ainsi que la prime trimestrielle, la prime compensatoire et les primes intégrées aux salaires ;
- L’octroi à l’ensemble des salariés administratifs de la prime trimestrielle qui n’en bénéficie pas jusqu’alors ;
- La prise en charge par l’entreprise du remboursement des frais de transport à hauteur de 200 euros/an ou la création d’une prime de transport de jour ;
- L’acceptation de l’utilisation du véhicule personnel en cas de mouvement de grève des transports en commun et donc du paiement des indemnités kilométriques ;
- La création d’une prime de vie chère pour les DOM-TOM en adéquation avec les réalités économiques locales et en accord avec les mesures prises par La Poste pour ses employés ;
- La création de tranches supplémentaires pour la prime d’ancienneté au-delà de 18 ans et l’ajout de jours de congé supplémentaires selon l’ancienneté.

Seuls les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT et FO auront à débattre
avec la Direction sur les salaires. Nul doute que cette négociation sera
peut-être l’une des plus ardues que nous aurons connue.
L’enjeu est maximal et espérons que tous ces syndicats l’aient bien
compris.

A la CFDT, nous en avons conscience.

La CFDT entre dans cette négociation plus déterminée que jamais : les salariés peuvent compter sur nous !


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Tract complet en PDF
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